Fédération des Canadiens-Français
Fiche de présentation — 2026

Gilles Verrier

Un peuple sans statut dans la géopolitique mondiale

J

e réclame une reconnaissance constitutionnelle robuste pour les Canadiens et les Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui. Un statut national pour les natifs francophones, assorti des droits et des protections qui s'appliquent aux peuples minoritaires en vertu du droit international.

01La revendication
Gilles Verrier

Trois demandes, un seul peuple

I.

Une reconnaissance constitutionnelle robuste

Pour les Canadiens et les Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui.

II.

Un statut national pour les natifs francophones

Y compris tous ceux qui les ont rejoints — un peuple documenté depuis 1648, qui a donné son nom au Canada.

III.

Les droits des peuples minoritaires

Tels qu'ils s'appliquent en vertu du droit international — notamment la Déclaration de l'ONU du 18 décembre 1992, dont le Canada est signataire.

02L'histoire
378 ans d'existence continue

Un peuple documenté depuis 1648

Actes de capitulation, Acte de Québec, Rapport Durham : son existence n'a jamais été mise en doute.

1648
Premiers « Canadiens »
1663
Conseil souverain
1760
Conquête
1774
Acte de Québec
1867
Confédération
1967
États généraux du Canada français
1969
Loi sur les langues officielles
1998
Renvoi CSC sur la sécession
2026
Amendement 35-2 proposé
03La cassure
Gilles Verrier
1969Loi sur les langues officielles

Vers 1969, l'identité canadienne-française devient québécoise. C'est en même temps que se forment les identités artificielles de francophones de provinces ailleurs au Canada. Le retournement d'un peuple contre son identité historique est une chose rare dans l'histoire des peuples.

L'élément structurant et le plus sous-estimé de cette substitution d'identités : la Loi sur les langues officielles de 1969.

canadien-français québécois ontarois fransaskois franco-colombien

Un cadeau empoisonné de Pierre Elliot Trudeau, qui divise un peuple contre lui-même. Hors Québec, les fonds publics affluent à condition que la nationalité canadienne-française ne fasse plus partie du vocabulaire.

04Morcellement et effacement
Gilles Verrier

Du jour au lendemain, il n'y eut plus de Canadiens-Français

Canadien-Français ⟶ Québécois Ontarois Fransaskois Franco-Manitobain Franco-Ténois Franco-Colombien

Prohibé en droit international

Le démembrement des minorités nationales par un État central est prohibé. Le Canada l'a fait : une opposition judiciaire systémique entre francophones « majoritaires » et francophones « minoritaires ».

Six causes à la Cour suprême

Des Canadiens-Français opposés les uns aux autres devant les tribunaux — six fois jusqu'à la Cour suprême du Canada. La victoire du Québec se faisant aux dépens des autres, et vice versa. É. Poirier, Le piège des langues officielles, 2022.

05Ce que dit le droit
Gilles Verrier

Le droit international est déjà là

La Déclaration de l'ONU — 18/12/1992

Droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Le Canada est signataire — et le Renvoi de 1998 rappelle (par. 123-125) que le respect du droit international fait partie des valeurs canadiennes.

L'autonomie interne — la voie éprouvée

La formule appliquée avec succès aux peuples autochtones du Canada : préserver son identité tout en coexistant avec les provinces et un État central. Elle limite la multiplication ingérable du nombre des pays.

Un peuple, pas une province — CSC, 1998

« La majeure partie de la population du Québec partage bon nombre des traits… d'un peuple » — et ce peuple déborde les limites de la province. Le Québec n'est pas un peuple ; les Canadiens-Français, oui.

Un colonialisme de Blancs sur Blancs

Conquête militaire, déportation, exode — puis, à partir de 1969, une occultation interne : la réassignation identitaire d'un peuple en mosaïque de « francophones provinciaux ».

06Le levier constitutionnel
Renvoi sur la sécession du Québec — CSC, 1998
«

Nos institutions démocratiques permettent nécessairement un processus continu de discussion et d'évolution, comme en témoigne le droit reconnu par la Constitution à chacun des participants à la fédération de prendre l'initiative de modifications constitutionnelles.

— Cour suprême du Canada, Renvoi sur la sécession du Québec, 1998, paragraphe 150

Le Québec peut-il modifier unilatéralement la Loi constitutionnelle de 1982 ? La Cour suprême a elle-même répondu à la question —

OUI
07L'amendement
Loi constitutionnelle de 1982

Un article 35-2, à l'image du 35-1

[ existant ]
35-1

(1) Les droits existants — ancestraux ou issus de traités — des peuples autochtones du Canada sont reconnus et confirmés.
(2) Dans la présente loi, peuples autochtones du Canada s'entend notamment des Indiens, des Inuit et des Métis du Canada.

[ amendement proposé — à venir ]
35-2

Les droits du peuple canadien-français et acadien sont reconnus et confirmés.
Ces peuples issus du Canada et de l'Acadie de la Nouvelle-France forment une minorité nationale de fait et de droit au sein du Canada contemporain.

08La démarche
Proposée par la Fédération des Canadiens-Français

Quatre pas vers le statut

1

Adoption

L'Assemblée nationale du Québec adopte l'amendement 35-2 — initiative de modification constitutionnelle, Partie V de la Loi.

2

Référendum

« Approuvez-vous la modification du gouvernement du Québec à l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 ? » OUI — NON.

3

Négociation

Obligation d'« engager des discussions sur tout projet légitime de modifications de l'ordre constitutionnel » (Renvoi, par. 150).

4

Ratification

L'amendement entre en vigueur dès que les conditions de la formule d'amendement sont remplies.

« Le peuple canadien-français renonce à la sécession et fait partie intégrante du peuple plurinational du Canada, à côté des Premières Nations. » — amendement 35-2, alinéa 6

09Le message électoral
12 septembre 2026

Lettre ouverte aux candidats aux élections du 5 octobre 2026

Le peuple canadien-français Morcellement et effacement La confusion identitaire Préjudice au peuple Une identité à reconnaître

En tant que candidat aux élections, croyez-vous que l'État du Québec devrait reconnaître formellement les Canadiens-Français comme le peuple fondateur du Canada (Conseil souverain de 1663), et leur accorder l'autonomie interne nécessaire pour assurer leur avenir ?

10Regarder & lire
Gilles Verrier

Intervention de Gilles Verrier le 11 février 2026 sur le Projet de loi 1 — Constitution du Québec. Voir sur YouTube →

11En conclusion
Gilles Verrier — 2026

« Le peuple avant un pays. »

Que le Québec reste dans le Canada ou qu'il accède un jour à l'indépendance, il est crucial que le peuple canadien-français soit reconnu comme une entité distincte, capable d'agir collectivement grâce à des institutions bien à lui — à l'image de la solution adoptée pour les Premières Nations.

01 — 12
▶ Intervention vidéo — 11 février 2026 English